La Chapelle Saint Jean-Baptiste de Renfeugères, autrefois incluse dans l'enceinte du château, devient le lieu de culte de Goupillières au début du 19ème siècle, suite à la destruction de l’église Saint Pierre de Goupillières (anciennement située près du cimetière actuel).

Deux cloches sont placées dans le beffroi. L’une provient de l’ancienne église de Goupillières ; elle a été baptisée Robert-Élisabeth en 1756. Son poids est d’environ 250 kg. Sur la deuxième cloche, nous pouvons lire l’inscription suivante : " a été bénie en 1840 par Louis Damiens, curé de Fresquiennes, et nommée Marie-Louise par M. Fandestre Grenet, conseillé de la Préfecture du département de la Seine-Inférieure, demeurant à Rouen, et par Madame Marie-Louise Félicité Delaume de Trefforest, épouse de Jérome Nicolas Bademer, premier adjoint au Maire ". Le poids de cette deuxième cloche est d’environ 320 kg.

Un cimetière se trouvait à coté de la chapelle. Sur une carte-postale ancienne (cf. ci-dessus), quelques tombes étaient encore fleuries. C’est Monsieur Bademer qui a désaffecté le cimetière de Renfeugères en 1859.

La chapelle a été restaurée en 1775. A l’intérieur, dans le chœur, on y trouve une dalle tumulaire de 1778 sur laquelle est inscrite la mention suivante : "Le corps de Messire Nicolas NEPVEU, chevalier seigneur et patron de cette paroisse des fiefs D’Épiney, Gruchet, Envremonville et autres lieux, Conseiller Honoraire au Parlement de Normandie. Décédé en son château de Renfeugères le 19 may 1778, âgé de 73 ans." Au sol, une dalle rappelle que le corps de Nicolas NEPVEU y repose...



A l'intérieur de la chapelle, il est encore possible de découvrir la Contre-table du Maître autel d’une largeur de 4 mètres, en bois et peinte en doré, datant de 1775, avec les armoiries de Nicolas NEPVEU, seigneur de Renfeugères. Sont également visibles deux médaillons ovales, de 0,33 cm sur 0,28 cm, représentant le Christ et la Vierge de Douleur, dans des cadres de la même époque, et une toile moderne. Les fonts baptismaux sont en pierre, bois et étain, sur un pied en pierre du XVIème siècle.

Le 15 août 1867, Madame Veuve Bademer fait don à la fabrique d’un Graduel et d’un Antiphonaire romain. Le 25 août 1872, Madame Veuve Bademer fait don à l’église d’une bannière rouge représentant Saint Jean le Baptiste enfant, et d’un ornement blanc. Les 27 et 28 mars 1873, il a été posé dans le chœur de l’église quatre petites verrières. Au centre de chaque verrière se trouve un petit médaillon. Dans les médaillons des fenêtres du côté de l’épître se trouvent un calice et l’agneau aux sept sceaux ; du côté de l’évangile on voit un pélican et une gerbe de blé. Les quatre fenêtres du chœur autrefois carrées ont reçu la forme romance.
Les paroissiens ont pu admirer les changements faits dans le chœur le 30 mars, dimanche de la passion Les quatre verrières sont dues à la générosité de Madame Veuve Bademer. Le 22 mars 1879 Madame Veuve Bademer fait don à l’église d’une chasuble en drap d’or et d’une nappe d’autel.

A commencement des années 1900, les six verrières de la nef furent remplacées et offertes par M. et Mme de Saint-Ouen. Aujourd'hui, sur six verrières, deux restent en état correct. L'une est dédiée à Saint Emile, l'autre à Sainte Anne (cf. détail ci-dessous).



Au début du 20ème siècle, il se déroulait dans cette chapelle, la fête de la rose. Des bouquets et des gerbes de roses décoraient tout l'intérieur de l'édifice religieux.


Sources : Données historiques départementales.
Carte postale ancienne : Collection privée François Dodelin.
Photos : Joël Jouis © 2014 et 2015