L'inspecteur mène l'enquête...

Un crime à Renfeugères !
Dans la nuit du 29 juillet 1786, quatre personnes d’une même famille furent assassinées à Renfeugères : c’était Marie Leclerc, veuve de François Barre ; Laurent, Françoise et Catherine Barre, ses enfants.
L’assassin fut condamné à être brûlé vif sur la place publique de Pavilly.

Dans la nuit du 12 au 13 floréal de l’an X (2 mai 1802), plusieurs individus armés firent un trou dans la muraille extérieure de l’étable du citoyen Avisse, laboureur à Renfeugères et pénétrèrent dans sa cuisine, où ils allumèrent deux chandelles. De là, ils furent à la chambre du citoyen Avisse et le couchèrent en joue. Le citoyen Avisse fut lié, on exigea de sa femme les clefs de ses armoires et on vola quatre cents francs en gros sols et une quantité considérable d’effets.
Plusieurs vols eurent lieu dans les mêmes jours à Butot et au Val-Martin. La bande fut arrêtée.
C’étaient Martin Flambart, 37 ans, sabotier ; J-B, Dominique Bucquet, 19 ans ; Austreberthe Langrume, sa femme, tous trois de Fresquiennes ; Louis-François Flambard, 19 ans, sabotier ; Baptiste Durand, dit Savouret, 23 ans, tisserand, de Biville la Baignarde ; Pierre Lebourg, père, âgé de 45 ans, mendiant ; Pierre Lebourg, 14 ans, son fils, de Saint-Ouen du Breuil ; et Noël Buquet, père, 39 ans, sabotier, d’Anceaumeville.
Les bandits avouèrent tout. C’était bien eux qui avaient commis les trois vols dans la contrée.
C’était à Fresquiennes, chez le père Flambard, que s’organisaient les agressions nocturnes. Le jeune Lebourg déclara, qu’il avait été forcé par son père le menaçant de lui mettre la corde au col s’il ne le suivait pas.
La bande fut condamnée au palais de justice à Rouen, le 4 thermidor an X (23 juillet 1802).
Ils furent condamnés à mort sauf le jeune Lebourg, acquitté. La femme du fils Buquet a été condamnée à vingt quatre ans de travaux forcés.
Les cinq condamnés pour servir d’exemple eurent la tête tranchée.

Sources : Faits rapportés dans des notes historiques de l’Abbé A. Maurice




Garder la ligne...

Il suffit de lever la tête !
Chaque jour et chaque nuit, notre village est survolé par des dizaines d'avions, provenant, pour la plupart, des six aéroports de Londres et de sa périphérie.
Mais ces avions ont également décollé depuis d'autres villes du Royaume-Uni, telles que Southampton, Birmingham, Cambridge, Bristol, Manchester, Leeds, Glasgow... Certains viennent également de Dublin, en Irlande.
Lorsqu'ils sont à la verticale de Goupillières, ils ont déjà atteints leurs altitude et vitesse de croisière, soit 10000 à 12000 mètres, et 800 à 900 km/h.
Par temps clair, il est possible de bien les distinguer à l'oeil nu, d'autant que certains laissent derrière leur sillage, de grandes lignes blanches dans le ciel.
En outre, nous les entendons très bien.
Ces avions, aux couleurs de multiples compagnies aériennes, arrivent en France à l'Ouest ou à l'Est de Saint-Valéry en Caux, et se dirigent vers Nice, Marseille, Paris, Lyon, pour ce qui est de la France, mais également vers Genève, Rome, Dubrovnik, Gène, Venise, Naples, Palerme, et Luqa (Malte)...
Certains vols, en provenance de Londres-Heathrow (LHR) ou Londres-Gatwick (LGW) notamment vers l'Afrique, passent aussi sur ce couloir aérien.
Pour ce qui est des longs courriers, certains avions en provenance de Los Angeles, de New York, Miami, Boston, Mexico City ou encore Montréal et Toronto, se présentent dans le couloir d'atterrissage vers l'aéroport "Roissy-Charles de Gaulle", et passent également au-dessus de nos têtes...


Un Airbus A380-800, de la Compagnie British Airways, en provenance de Londres et à destination de Johannesburg,
à 8000 mètres d'altitude au-dessus de Goupillières - © Photo : Joël Jouis - avril 2015



Sources : Site www.flightradar24.com




Une histoire de casquettes...

Un prêtre à la Mairie !
A l'époque, soit en 1789, on ne se souciait guère du cumul des mandats. En effet, le Maire de Goupillières, Nicolas FERRAND, n'était autre que le... Curé !..
Mais ce double mandat ne durera pas longtemps, car à la suite de la nuit du 4 août 1789, l'ordre du clergé, premier ordre en dignité de la société d'Ancien Régime, disparaissait en tant que corps politique.
La hiérarchie de l'Eglise s'en trouvait alors modifiée, et un ecclésiastique ne pouvait plus être maire, officier municipal ou conseiller général. Le Sieur FERRAND fut déporté au moment de la Terreur.
Dès 1791, la Mairie de Goupillières était dirigée par le Sieur Thomas CAUCHOIS.

Sources : Notes historiques diverses




Chemin faisant...

En ces temps là, les gendarmes et leurs radars ne s'y installaient pas !.. Et l'actuelle départementale 6, si droite, était loin de l'être. Lorsque l'on regarde le plan de l'époque, le Chemin de Pavilly (c'était sa désignation) accusait de nombreuses courbes, ici ou là, sur son itinéraire.
Et une fois passée la rue de Chasse, au centre du village, ce chemin se séparait en deux, en une sorte de "patte d'oie"...
Le Chemin de Pavilly s'en allait au nord (passant derrière l'actuelle Résidence La Renardière) et se désignait alors Chemin de Clères, tandis qu'au sud (à l'emplacement approximatif de notre route actuelle), il partait en un axe nommé Chemin de Butot...
Depuis, les choses ont bien changé !.. Des terres agricoles et des lotissements ont remplacé ces chemins, et c'est à partir de 1813 que la départementale 6 a pris sa véritable identité, se transformant petit à petit en la physionomie qu'on lui connaît aujourd'hui.


Sur ce plan du début du 19è siècle, on distingue bien la séparation du Chemin de Pavilly...


Sources : Notes historiques diverses




Et au soleil... séchaient les culottes !..

Il y a bien longtemps, à l'emplacement de la "Résidence Le Lavoir", se trouvait un... lavoir, bien évidemment !..
Ce devait être, on l'imagine aisément, un lieu de rencontre pour toutes les femmes du village, à l'époque.
Le chemin, qui se situait tout à proximité, était encaissé et bordé de talus...
Lorsque la météo était favorable, ces dames exposaient aux rayons du soleil leurs culottes et celles de ces messieurs, ici même, à sécher !..
Et c'est de cette action quotidienne qu'est né le nom de la rue de culotte-sèche...


Sources : Notes historiques diverses